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Pratiques du numérique en SHS
Mis à jour : il y a 23 heures 49 min

Archives télévisées, radiophoniques et du Web : catalogue documentaire des travaux de recherche déposés à la MMSH

mer, 19/04/2017 - 4:14pm

Consultez (en ligne ou à la MMSH) le catalogue des mémoires et thèses universitaires, s’appuyant sur des sources télévisées, radiophoniques et du Web – en majorité de l’Ina – déposés à la médiathèque de la MMSH. N’hésitez pas à l’enrichir en déposant des travaux ! Pourquoi ce catalogue ?

Ce catalogue recense les mémoires universitaires (master 1 et 2), les thèses ainsi que les travaux d’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) qui s’appuient sur des sources radiophoniques, audiovisuelles et du Web, déposés à la médiathèque de la MMSH (et pour quelques-uns, disponibles en consultation dans les locaux de l’Ina Méditerranée). Actuellement, le catalogue comprend 71 références, dont 57 ont été réalisées à partir de documents de l’Ina. Il sera complété chaque année par les nouveaux travaux déposés, réalisés par des étudiants d’AMU ou en provenance de toute autre université.

Le fruit d’une collaboration entre AMU et l’Ina

Dans le sillage d’un mouvement impulsé dès les années 1980, l’Université de Provence – devenue Aix-Marseille Université (AMU) depuis 2012 – porte une attention toute particulière aux archives des médias. Des chercheurs locaux ont, très tôt, saisi toute l’importance de l’exploitation des sources audiovisuelles et radiophoniques pour la recherche en Sciences humaines et sociales1

Soucieux de répondre aux demandes de la recherche au niveau régional, l’Institut national de l’audiovisuel2 (Ina) crée son implantation en région Provence-Alpes-Côte d’Azur dès l’année 1982. Cet ancrage territorial a contribué à créer un dialogue, toujours d’actualité, et a permis d’initier une série de projets de collaboration.

La première maîtrise d’histoire, qui s’appuie sur des sources audiovisuelles de l’Ina, est réalisée par Maryline Crivello en 19843. Deux ans plus tard, une première convention entre l’Ina et l’Université de Provence est signée ; elle prévoit la constitution d’un catalogue raisonné par l’historienne, sous la direction de Philippe Joutard. En 1994, l’U.M.R. TELEMME4 est créée et initie un programme sur les questions de représentations des sources audiovisuelles de l’Ina dès 1996.

Au moment de la création de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH), la décision est prise de mettre en place un pôle de compétences qui développe les usages du numérique en SHS. Ainsi, le Pôle Image-son voit le jour en 1999.

Deux programmes lancés en 2009 constituent le point culminant de ce partenariat. Premièrement, l’Ina Méditerranée réalise la fresque multimédia « Repères Méditerranéens » en collaboration avec l’équipe scientifique de TELEMME. Entre 2009 et 2012, la délégation régionale de l’institut pilote également le projet « Med-Mem » (Mémoires audiovisuelles de la Méditerranée) qui se présente comme un portail d’accès à une base de données commune d’archives audiovisuelles, en provenance de 14 télévisions publiques du pourtour méditerranéen5.

Ces dernières années, des enseignements et des parcours universitaires en lien direct avec les sources sonores, audiovisuelles et les fonds de l’Ina ont été mis en place. Le cours « Films, Télévision, Histoire »6 est proposé aux étudiants de licence et de master d’Histoire. Cet enseignement contribue notamment à la sensibilisation à l’image, à l’utilisation d’archives de la télévision et du cinéma pour l’analyse historique et la production documentaire. Le master professionnel d’Art, spécialité « Métiers du film documentaire »7, permet aux étudiants de réaliser un documentaire qui peut s’appuyer sur des sources de l’Ina. Enfin, le master professionnel d’Histoire et Humanités (spécialité 6) « Métiers des archives et des bibliothèques. Médiation de l’histoire et des humanités numériques »8  a, dès sa création, associé l’Ina aux enseignements, aux pratiques professionnelles et aux stages.

Ainsi, l’Ina et l’université mènent un travail de collaboration efficace et de longue date, qui s’enrichit chaque année.

Crédits photographiques : Central Library Card Catalog 1954, Providence Public Library, 3 février 2004.
  1. Dans ce domaine, on peut considérer que Philippe Joutard et Bernard Cousin ont été précurseurs. Aujourd’hui, l’héritage de leur enseignement est notamment porté par Maryline Crivello et Sophie Gebeil.
  2. L’Institt national de l’audiovisuel (Ina), directement issu de l’éclatement de l’ORTF, voit le jour en 1975. En 1982, l’Ina s’étend « en région ». La délégation Ina Méditerranée est chargée de collecter, conserver et valoriser le patrimoine audiovisuel régional de PACA et de Corse.
  3. Maryline Crivello, La place de l’histoire dans l’univers culturel français du XXe siècle : mémoire historique et télévision ; L’image de Jérusalem désolée : la peste de 1720 à Marseille, 1984 (Cote : MT-21915 (1) ; MT-21915 (2).
  4. L’Unité Mixte de Recherche 7303 TELEMME, Temps, Espace, Langages, Europe Méridionale – Méditerranée, dépend de l’Aix-Marseille-Université (Aix-Marseille I) et du CNRS (Institut national des Sciences humaines). Elle est créée en 1994 par Gérard Chastagnaret, dirigée ensuite par Bernard Cousin, Jean-Marie Guillon puis Maryline Crivello et Laure Verdon (directrice adjointe). Depuis septembre 2016, elle est sous la responsabilité de Xavier Daumalin et Laure Verdon.
  5. « Med-Mem » propose près de 4 000 documents contextualisés et accompagnés d’une notice documentaire trilingue (en français, anglais et arabe) issues de 12 pays du bassin méditerranéen.
  6. L’enseignement « Films, télévision, histoire » est codirigé par Maryline Crivello et Pascal Cesaro, Maître de conférences en études cinématographiques à l’Université d’Aix-Marseille, rattaché au LESA, Laboratoire d’Etudes en Sciences des Arts.
  7. Sous la direction de Pascal Cesaro.
  8. Le master a été créé sous le nom de « Métiers des bibliothèques, des archives, de la documentation sonore et audiovisuelle » qu’il a conservé pendant trois ans. Il est codirigé par Maryline Crivello, Laure Verdon et Céline Regnard.

« Il était une fois dans le web, 20 ans d’archives de l’internet en France »

mer, 12/04/2017 - 2:10pm
Programme du colloque du 23 novembre 2016

Regards croisés sur les outils d’accès à la BnF et à l‘Ina
Zeynep Pehlivan, ingénieure de recherche à l’Ina
Peter Stirling, chargé de collections numériques à la BnF

L’expérience des ateliers du dépôt légal du web de l’Ina
Louise Merzeau, enseignante-chercheuse en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et directrice adjointe du laboratoire Dicen-IDF
Claude Mussou, responsable de l’Inathèque

Les archives de l’internet comme sources : méthodes et représentations
Valérie Beaudouin, directrice d’études, Télécom ParisTech – UMR 13
Sophie Gebeil, maître de conférences en histoire à l’ESPÉ d’Aix-Marseille et au laboratoire TELEMME
Francesca Musiani, chargée de recherche à l’ISCC, CNRS, Paris-Sorbonne, UPMC
Valérie Schafer, chargée de recherche à l’ISCC, CNRS, Paris-Sorbonne, UPM
Marie-Luce Viaud, cheffe de projet Recherche et développement à l’Ina
Dana Diminescu, sociologue, enseignante-chercheuse à Télécom ParisTech

L’adoption de la loi DADVSI et les enjeux juridiques
Geneviève Piejut, directrice adjointe de la direction des collections de l’Ina jusqu’en 2014
Jean-Baptiste Soufron, avocat (FWPA), ancien secrétaire général du Conseil national pour le numérique

Archives de l’internet et territoires
Fabienne Greffet, maître de conférences en science politique à l’Université de Lorraine, et chercheur à l’IRENEE et à Pacte-CNRS
David Lesvenan, président de l’association www.bzh, registre gestionnaire de l’extension internet bretonne .bzh
Frédéric-David Martin, adjoint à la directrice du département de la Coopération (BnF)
Jérôme Scheitzer, directeur-adjoint du développement des collections de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, responsable du pôle d’excellence « Alsatiques »
Marta Severo, maître de conférences en sciences de la communication à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Anne Pavis, responsable documentaire à l’Inathèque

La reconnaissance du patrimoine nativement numérique
Eric Guichard, maître de conférences HDR à l’ENSSIB, responsable de l’équipe Réseaux Savoirs & Territoires de l’Ens-Ulm
Camille Paloque-Berges, docteure en Sciences de l’information et de la communication1

Collecter de nouveaux objets sur internet
Ariane Bouchard, adjointe à la responsable du dépôt légal des livres numériques à la BnF
Louise Fauduet, cheffe du service Multimédia, département de l’audiovisuel à la BnF
Thomas Drugeon, responsable du dépôt légal du web à l’Ina
Philippe Mezzasalma, conservateur, chef du service Presse à la BnF

Archivage du web, le temps des expérimentations en France
Bruno Bachimont, enseignant-chercheur à l’Université de technologie de Compiègne
Julien Masanes, président de l’Internet Memory Foundation

La création du .fr
Loïc Damilaville, directeur marketing de l’AFNIC

Premiers sites web, premières communautés, témoignages
Roei Amit, directeur chargé du numérique à la RMN – Grand Palais
Isabelle Aveline, responsable Innovation et développement numérique, fondatrice du site zazieweb.com
Alexandre Gefen, chercheur au Centre d’Étude de la Langue et des Littératures Françaises, fondateur du site Fabula.org (OBVIL)
Stéphane Ramezi, directeur adjoint à la diffusion et à l’innovation à l’Ina

20 ans d’archives de l’internet en France : le bilan

Le colloque « Il était une fois dans le web, 20 ans d’archives de l’internet en France »2 a montré le processus de patrimonialisation de l’archive de l’internet et la mise en place des politiques de conservation par l’Ina et la BnF, notamment à travers une série de lois sur l’internet et ses usages entamée dès la fin des années 1990 et toujours d’actualité. Il en a proposé un historique efficace et un point sur les outils disponibles proposés par l’Ina et la BnF et les applications possibles, notamment dans le champ des sciences humaines et sociales. Il en ressort qu’aborder les archives de l’internet demande une veille constante et une formation spécifique et les participants ont souvent souligné l’importance de la sensibilisation aux outils offerts par les institutions et le potentiel de ces archives, afin de susciter de nouvelles recherches. Ils ont également témoigné de l’importance de la mise en place de nouvelles méthodologies et d’outils pour les aborder. Les collectes, qui consistent en un juste milieu entre captation quantitative et qualitative, sont effectuées suivant les besoins des chercheurs et de la mémoire collective et le contenu de l’archive a autant d’importance que ses méthodes. Sur les perspectives ouvertes de l’archive, il a été précisé que l’agora public que pouvait être le web, où tout le monde avait une certaine forme d’égalité, est en train de disparaitre au profit d’un web de plus en plus mobile et individualisé. Archiver le web c’est aborder une matière mouvante et en constante redéfinition. Ce colloque a relevé le défi d’en tracer les contours, en prenant soin de souligner les aspects techniques, territoriaux, juridiques et historiques qui y sont liés.3

Compte-rendu

Sébastien Pont, étudiant en Master II de recherche en histoire contemporaine à Aix-Marseille Université, a assisté à la journée d’étude et propose un compte-rendu complet, disponible ci-dessous :

« Il était une fois dans le web, 20 ans d’archives de l’internet en France » compte-rendu réalisé par Sébastien Pont, téléchargeable ici !

 

Crédits photographiques : Oregon Department of Agriculture, Early days of computer work, 5 février 2015, CC-BY-NC (https://www.flickr.com/photos/oragriculture/15829488274/in/photostream/)
  1. Camille Paloque-Berges a été empêchée et n’a pas pu intervenir.
  2. Le colloque « Il était une fois dans le web, 20 ans d’archives de l’internet en France », organisé par la BnF et l’Ina, avec le soutien de l’Université Paris-Lumière et Web 90, s’est tenu au sein du site François-Mitterrand de la BnF le 23 novembre 2016.
  3. D’après le compte-rendu de Sébastien Pont.

Ateliers pratiques : consulter les archives de l’Ina à la MMSH !

ven, 03/03/2017 - 12:15pm

« Conserver et donner vie au patrimoine audiovisuel français, le rendre accessible à tous les publics, transmettre […] et innover, c’est ça l’Ina ». C’est ainsi que l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) définit ses missions dans sa vidéo de présentation de 2014. Dans cette optique, l’Ina THEQUE, département dédié à la consultation des fonds, est créé en 1995. Il s’implante d’abord à la Bibliothèque François Mitterrand à Paris et dans 6 délégations régionales de l’Ina (Lille, Lyon, Marseille, Rennes, Strasbourg et Toulouse).

A partir de 2012, dans un contexte de décentralisation et d’accès à la culture, des points de consultation viennent renforcer le maillage territorial dans les grandes bibliothèques municipales ainsi que dans les centres de recherche de premier plan.

Ainsi, depuis janvier 2016, deux dispositifs de consultation des archives du dépôt légal confié à l’Ina et au Centre national du cinéma et de l’image animée (Cnc) sont en accès libre à la médiathèque de la MMSH. La mise à disposition de ces Postes de Consultation Multimédia (PCM) est le fruit d’une collaboration qui vise l’ouverture de l’accès aux ressources. Ils donnent accès à :

  • 14 000 000 heures de documents radio et télévision
  • 14 500 sites web média archivés
  • 120 chaînes de radio et de télévision captées 24h/24 au titre du dépôt légal
  • 34 000 titres de cinéma

Afin de mieux faire connaitre ces archives et de vous aider à les utiliser, des ateliers individuels sont organisés jusqu’au mois de juin 2017. Nous vous donnons rendez-vous chaque mercredi après-midi à la médiathèque de la MMSH. Vous pouvez dès à présent vous inscrire, pour réserver un créneau d’une heure, en un clic !

 

Pour en savoir plus :

Crédits photographiques : Un étudiant consulte le poste de consultation multimédia, mercredi 1er mars 2017, photographie prise par Anissa-Claire Adgharouamane.

La cérémonie publique dans la France contemporaine : acteurs, scénographies, médiations

lun, 30/01/2017 - 4:18pm

Séminaire initié par le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication, sous la direction scientifique de :

Maryline CRIVELLO, professeur à l’université d’Aix-Marseille Cnrs ;
Patrick GARCIA, professeur à l’université de Cergy-Pontoise (laboratoire Agora EA 7392) et à l’Institut de l’histoire du temps présent (Ihtp) ;
Jean-François SIRINELLI, professeur à Sciences-Po Paris.

 Présentation du séminaire

Profondément modifiée dans son économie par la place dévolue au président de la République depuis 1958, la cérémonie publique est une sorte de condensé qui permet d’étudier les difficultés de l’État républicain à redéployer une politique symbolique dans le contexte des mutations de tous ordres qui affectent la société française et les réponses qu’il tente d’apporter. Pour travailler cette question le séminaire associera aussi bien des acteurs politiques, des spécialistes de l’événementiel que des chercheurs issus des sciences sociales.

Depuis l’instauration de la Ve République les cérémonies publiques en France ont connu une véritable mutation et ceci, sous l’influence de plusieurs facteurs :

  • Le premier est la place prise par le président de la République qui supplante comme incarnation
    de la nation les corps constitués, tant et si bien que c’est désormais autour de sa personne que
    s’organisent les cérémonies.
  • Le second facteur étant une nette évolution en raison de la médiatisation : progressivement elles sont moins organisées pour des spectateurs – le public physiquement présent – que pour des téléspectateurs au risque parfois de transformer le rituel en spectacle.
  • Le troisième est que leur évolution est liée à celle des sensibilités collectives : perception de la mort, désacralisation du politique, demande de transparence et de proximité qui posent de nouvelles contraintes aux organisateurs…
  • Enfin, depuis les années 1980 et l’intégration progressive de la France dans l’Union Européenne, elles constituent une pièce de première importance dans l’affirmation symbolique de l’État républicain pris entre les politiques symboliques propres développées par les collectivités locales et l’horizon européen, voire bousculé par les craintes identitaires qui traversent le pays tendant parfois à devenir des cérémonies de réassurance collective.

L’objet de ce séminaire est d’étudier ces métamorphoses et les enjeux qui les sous-tendent, non seulement du point de vue de ce qui est dit, mais aussi de la façon dont elles sont mises en scène, les deux dimensions se conjuguant pour fabriquer la symbolique républicaine. Il s’agit donc d’un objet de premier intérêt pour l’histoire culturelle de ce pays et l’histoire des politiques symboliques. Le moment privilégié sera la Ve République dans la mesure où celle-ci modifie profondément le décorum républicain en le centrant sur la personne du président, mais on ne s’interdira pas, ne serait-ce qu’à titre comparatif, de faire des incursions dans le dispositif cérémonial de la IVe, voire de la IIIe République. Les objets d’étude sont nombreux puisque les cérémonies publiques ont connu au cours des dernières années une véritable inflation : commémorations annuelles traditionnelles comme le 11 novembre ou le 8 mai, ou bien encore nouvelles commémorations comme le 16 juillet (Rafle du Vel d’hiv) ou le 10 mai (abolitions de l’esclavage). Il ne sera pas question donc d’être exhaustif. Dans ce corpus, les panthéonisations comme rituel présidentiel par excellence occuperont une place centrale et seront l’objet d’une étude systématique. Nous nous intéresserons autant à leur cadre légal, au processus de prise de décision, aux actions des réseaux pour promouvoir telle ou telle personnalité, aux projets de mises en scène qu’à la cérémonie elle-même, à son déroulement, à sa scénographie et à son audience. L’intérêt d’inclure les panthéonisations dans une étude plus globale sur les cérémonies publiques est de voir si leur évolution correspond aux inflexions générales de la mise en scène de l’État ou si elles connaissent une évolution singulière. L’hypothèse que nous formulons en proposant cette enquête est que ce rituel cristallise et amplifie les évolutions qui affectent la cérémonie publique dans son ensemble. Le séminaire se posera la question de la performativité de ces cérémonies : quelle est leur efficacité ? Quelles traces laissent-elles ? L’étude de la réception (presse, plaques, baptêmes de rues, de places ou d’établissements scolaires…) mais aussi des sondages existants permettront de tenter de les évaluer. Le séminaire, interdisciplinaire, associe des anthropologues, des politistes, des sociologues, des géographes et naturellement des historiens. Il a pour objectif de fédérer les chercheurs et doctorants, travaillant sur ces questions, au-delà de leurs différentes disciplines. La question de la mise en scène et des intentions étant centrale, la parole sera donnée non seulement à des chercheurs ayant travaillé ces objets, mais aussi à des témoins et à des acteurs, qu’il s’agisse de hauts fonctionnaires, d’hommes politiques, de créateurs, de scénographes, de responsables d’agence de communication ou encore de réalisateurs de télévision. L’étude des images de ces cérémonies se fera en partenariat avec l’Ina (Institut national de l’audiovisuel).

Programme 2017
Vendredi 3 février 2017
  • Introduction à trois voix : Maryline Crivello, Patrick Garcia et Jean-François Sirinelli.
  • Mettre en scène le Président de la République : la question du protocole : avec Frédéric Billet, ambassadeur de France, chef du protocole du ministère des Affaires étrangères.
Vendredi 10 mars 2017
  • Les panthéonisations mitterrandiennes : la réinvention du rituel : avec Christian Dupavillon, ancien directeur du Patrimoine (1990-1993) au ministère de la Culture, de la Communication, des Grands travaux et du Bicentenaire.
  • La revue Goude comme cérémonie : avec Philippe Dujardin, politiste.
Vendredi 21 avril 2017 Vendredi 5 mai 2017
  • Les panthéonisations : prise de décision et cadre légal, mises en scène : avec Maryvonne de Saint Pulgent, ancienne directrice du Patrimoine (1993-1997) au ministère de la culture et de la communication, présidente du Comité d’histoire du ministère de la culture et de la communication.
  • Dialogue : avec Patrick Legrand, scénographe.

 

Informations pratiques

Lieu : Ministère de la culture et de la communication (3 rue de Valois – 75001 – Salle Ravel)

Horaires : 14h – 17h

Modalités d’entrée : Entrée gratuite sur inscription obligatoire

Contact : comitehistoire@culture.gouv.fr

Crédits photographiques : Panthéonisation André Malraux/aquarelle préparatoire de Patrick Legrand – Frabication : Transfaire – Tous droits réservés.